Architecture et urbanisme

Ribat de Tit sanae:420001

Ribat de Tit

بقايا رباط تيت

Ancien numéro d'inventaire : 42/0001

Le ribat de Tit nous fournit un remarquable exemple -unique au Maghreb- d'un grand groupe d'édifices anciens qui ne sont pas dus à l'initiative d'un Sultan. Il est le seul et magnifique témoignage de l'activité et de la puissance qu'eut, au XIIème siècle , la famille des Amghariyins. Ce monument non-makhzenien apparaît presque comme une anomalie dans l'histoire monumentale du Maroc. Et c'est ce qui explique que les historiens ainsi que les chroniqueurs dynastiques, qui relatent des constructions de bien moindre importance, ont peut être volontairement omis de parler de Tit.
Il s'agit d'une vaste enceinte, qui présente dans sa structure des caractères archaïques, et qui eût pu contenir tout un village de marins. Le tracé de l'enceinte est irrégulier, la muraille suit la côte à environs trois cents mètres du rivage. C'était la partie forte de l'enceinte: son tracé avait été étudié avec soin et ménageait, au moins dans sa partie sud, d'habiles flanquements.
Même si le mur a été abattu, les tours dressent encore, face à la mer, leurs hautes silhouettes grises.Elles étaient faites de pierre, et les courtines, même si elles étaient de béton, avaient une base de pierre. Pour protéger le port étroit qui donnait accés au ribat, et surtout pour mieux se défendre contre un débarquement, un long mur se rattachait à un fort qui est envahi par la mer aux marées hautes, c'est le fort du front de l'océan.
Du côté de la terre ferme, en direction du pays des Doukkala, l'enceinte devenait moins forte/ au sud-est, une porte monumentale venait la renforcer, mais de part et d'autre, les tours s'espaçaient à mesure qu'on s'éloignait du rivage; et sur la crête, les tours devenaient assez rares, l'appareil aussi changeait: toutes les courtines et la plupart des tours étaient faites d'un béton qui, aux rares endroits où il subsiste, apparaît caillouteux et assez pauvre en chaux. L'emplacement et les formes des tours sont judicieusement choisis selon les nécessités de la défence: des tours carrées coupent les courtines rectilignes et les tours à pans coupés et les tours demi-rondes se trouvent à des angles saillants ou en des endroits particulièrement menacés.
La puissante enceinte qui longe le rivage n'est qu'une partie des fortifications maritimes de Tit, le borj de la mer vient renforcer cette fortification. Ce dernier était de plan circulaire à la base, et se rétrécissait par une pente courbe et convexe. Sur ce soubassement se posait une tour octogonale, large et basse.Cette dernière était surmonté d'une plate -forme d'où l'on povait surveiller l'entrée du port.
Le ribat est dotée des portes suivantes:Bab Asfi, Bab el Qabli, Bab Jdida.
Les ouvrages de ce ribat(formes des tours, plan des portes, mélange de la pièrre et du béton) étaient déstiné à empêcher un débarquement chrétien. Il s'agit d'une forteresse dont le caractère est avant tout défensif.

texte de classement: Dahir du 11 mai 1943. B.O. n°1599 du 18 juin 1943

Chronologie

Commentaire libre : Époque ou siècle : XII ème siècle Datation de la localisation : XII è s

Notice historique et descriptive

Historique :

sur cette cité ruinée, il y a assez peu de renseignements, et ses origines ne sont pas bien connues. D'après Basset et Terrasse"un seul texte attribué à Ibn Abd el-Adim az Zemmouri nous renseigne sur la fondation de la première histoire de Tit". Selon sa légende, la fondation de cette fameuse cité peut être attribuée à la famille des Amghariyin au XII ème siècle. Tit connaîtra une période active jusqu'au XVI ème siècle. Lorsque les Portugais débarquèrent à Azemmour vers 1513, ils prirent entre autres le Ribat de Tit; mais un prinse wattaside Mohamed el Bortoughali, fit une expédition contre les Portugais, prit Tit, et exila les habitants de la ville près de Fès. Ce fut lui, selon Basset et Terrasse qui démantela les murailles afin que la forteresse ne puisse servir de point d'appui aux Portugais.

Description :

Le ribat de Tit nous fournit un remarquable exemple -unique au Maghreb- d'un grand groupe d'édifices anciens qui ne sont pas dus à l'initiative d'un Sultan. Il est le seul et magnifique témoignage de l'activité et de la puissance qu'eut, au XIIème siècle , la famille des Amghariyins. Ce monument non-makhzenien apparaît presque comme une anomalie dans l'histoire monumentale du Maroc. Et c'est ce qui explique que les historiens ainsi que les chroniqueurs dynastiques, qui relatent des constructions de bien moindre importance, ont peut être volontairement omis de parler de Tit.
Il s'agit d'une vaste enceinte, qui présente dans sa structure des caractères archaïques, et qui eût pu contenir tout un village de marins. Le tracé de l'enceinte est irrégulier, la muraille suit la côte à environs trois cents mètres du rivage. C'était la partie forte de l'enceinte: son tracé avait été étudié avec soin et ménageait, au moins dans sa partie sud, d'habiles flanquements.
Même si le mur a été abattu, les tours dressent encore, face à la mer, leurs hautes silhouettes grises.Elles étaient faites de pierre, et les courtines, même si elles étaient de béton, avaient une base de pierre. Pour protéger le port étroit qui donnait accés au ribat, et surtout pour mieux se défendre contre un débarquement, un long mur se rattachait à un fort qui est envahi par la mer aux marées hautes, c'est le fort du front de l'océan.
Du côté de la terre ferme, en direction du pays des Doukkala, l'enceinte devenait moins forte/ au sud-est, une porte monumentale venait la renforcer, mais de part et d'autre, les tours s'espaçaient à mesure qu'on s'éloignait du rivage; et sur la crête, les tours devenaient assez rares, l'appareil aussi changeait: toutes les courtines et la plupart des tours étaient faites d'un béton qui, aux rares endroits où il subsiste, apparaît caillouteux et assez pauvre en chaux. L'emplacement et les formes des tours sont judicieusement choisis selon les nécessités de la défence: des tours carrées coupent les courtines rectilignes et les tours à pans coupés et les tours demi-rondes se trouvent à des angles saillants ou en des endroits particulièrement menacés.
La puissante enceinte qui longe le rivage n'est qu'une partie des fortifications maritimes de Tit, le borj de la mer vient renforcer cette fortification. Ce dernier était de plan circulaire à la base, et se rétrécissait par une pente courbe et convexe. Sur ce soubassement se posait une tour octogonale, large et basse.Cette dernière était surmonté d'une plate -forme d'où l'on povait surveiller l'entrée du port.
Le ribat est dotée des portes suivantes:Bab Asfi, Bab el Qabli, Bab Jdida.
Les ouvrages de ce ribat(formes des tours, plan des portes, mélange de la pièrre et du béton) étaient déstiné à empêcher un débarquement chrétien. Il s'agit d'une forteresse dont le caractère est avant tout défensif.

texte de classement: Dahir du 11 mai 1943. B.O. n°1599 du 18 juin 1943

Intérêt de l'œuvre : Historique et architectural

Protection / Statut juridique

Type de protection : classé
Référence du text de protection : texte de classement: Dahir du 11 mai 1943. B.O. n°1599 du 18 juin 1943
Date de protection : 1943