Thématiques transversales

Architecture en terre de la vallée du Draâ igpcm:B7A39

Restauration et réhabilitation des zones atlasiques et sub-atlasiques

L'architecture en terre est l'une des spécificités les plus remarquables du Maroc. Cette technique est très répandue dans les zones arides et semi-arides ; l'une de ses formes est le ksar, agglomération d'habitations concentrées autour d'une place publique et entourée d'une muraille.

L'inventaire réalisé a permis de rassembler des relevés architecturaux et photographiques et de collecter des données historiques, sociales et ethnographiques. Chaque ksar est présenté dans le contexte géographique, historique, économique et socioculturel de la région, puis de la province et, enfin, de la commune dans laquelle il s'insère. A chaque niveau géographique sont ainsi répertoriées les données sur le climat et le relief, la couverture végétale, les ressources en eau, la population et les données géographiques, les secteurs de l'économie, l'industrie, l'artisanat, les infrastructures de base, les équipements socio-éducatifs...

Le premier élément d'identification du ksar est son nom, d'où l'intérêt de mentionner l'origine de chaque toponyme (géographique, historique, ethnique, autre). Au-delà des données brutes concernant la population (résultats du recensement), on s'attache à ses modes de vie caractéristiques : les danses pratiquées, les activités artisanales connues, les fêtes et moussems célébrés, les vêtements et bijoux portés par les femmes et les hommes, la nourriture habituelle, les activités économiques, le parler local, etc.  Et, lorsqu'ils sont connus, les résultats de l'enquête socio-économique auprès des familles sont produits : activité des familles à une période donnée, montant des revenus, répartition des membres de la famille par genre et âge, nombre de personnes scolarisées.

Le ksar s'inscrit dans un paysage, par exemple une aire de battage, un chemin, un terrain de culture, un grenier... L'analyse de cette périphérie apporte des renseignements précieux pour la gestion patrimoniale : connaissance de la période précise d'édification, des dimensions (périmètre et surface), du statut juridique (collectif, habous, appartenance communale ou domaniale, etc.). Le descriptif de chaque ksar trouve un éclairage complémentaire dans l'étude socio-spatiale du secteur concerné (son ancienneté, la présence de groupes sociaux historiques, le type d'installation électrique, l'alimentation en eau potable, les aménagements d'assainissement...) et des éléments de voirie qui déterminent son accessibilité.

Dans le même ordre d'idée, l'attention se porte sur le style de l'enceinte et de l'entrée et sur les constructions particulières au sein du ksar (caravansérail, kasbah, marabout, pressoir, synagogue, agence touristique...). Au titre des détails architecturaux ou techniques, on trouve alternativement des enceintes simples ou doubles, des tours en plus ou moins grand nombre et de formes et hauteurs différentes, parfois des chemins de ronde ; les entrées peuvent être en chicane ou directes, munies d'un revêtement (pavé, dallé ou de terre battue), décorées ou associés à des éléments tels banquette, forge, maison de gardien, enclos, etc. La présence d'installations spécifiques est par ailleurs mentionnée : poteau électrique, fontaine, puits, câble téléphonique, séguia, etc. Tous ces éléments témoignent de l'intérêt architectural, technique ou historique de l'ensemble. Il est bien sûr fait mention de l'état de conservation et de l'usage à la date du relevé.

L'exploitation de ces données est de nature à valoriser ce bâti traditionnel et les résultats peuvent servir à l'élaboration des outils adéquats à la protection de ce type d'architecture et au développement de la vallée Du Drâa.

Illustrations

Relations

Chronologie

Datation par période : Entre : Les Almoravides
Et : Les Mérinides
Commentaire libre : datation fictive, pour exemple !

Localisation

zones

Autres informations sur la localisation

  • Aire d'étude : Vallée du Drâa
  • Les illustrations retenues concernent la commune de Tagounite, province de Zagora, région de Souss-Massa-Draâ. Le patrimoine immatériel auquel il est fait référence est rattaché à la commune d'Igherm, province de Taroudannt.